Évolutions du marché en management de projet

Évolutions du marché en management de projet
Le marché du management du management de projet a fortement évolué depuis une dizaine d’années. Ce qui suit n’est pas le résultat d’une étude de marché en bonne et due forme, mais plutôt le résultat de mes observations. Nulle prétention sur cet article donc, mais l’occasion pour moi de faire le point et de le partager avec vous.

3 types d’acteurs
Le marché du management de projet est aujourd’hui articulé sur 3 types d’acteurs :

• Des sociétés de conseil en gestion de projet, qui fournissent des ingénieurs pour des missions à plein temps comme chefs de projet ou PMO, sur de gros projets ou dans des grandes sociétés. Avec parfois une composante formation. Ex : IM Projet, Planitec, CSP etc…
• Des organismes de formation généralistes, et quelques organismes spécialisés en management de projet, réalisant des formations intra et inter, parfois du conseil. Ex : Cegos, Démos, Learning Tree, opteam etc…
• Des indépendants qui offrent une réponse à un domaine spécifique (aéronautique, santé, finance, NTIC etc..) sur une zone géographique souvent limitée.

Il existe également de nombreuses sociétés de conseil, SSII, facultés, écoles d’ingénieurs et autres à avoir une offre management de projet dans leur catalogue, en fonction des opportunités.

Une évolution du besoin
Depuis 10 ans, la demande des clients se complexifie. La formation simple aux outils et méthodes ne suffit plus. De nombreuses demandes exigent une réponse plus large en terme de périmètre de savoirs : les fondamentaux bien entendu, les outils aussi, mais également les savoir-être, les comportements, les valeurs, le leadership.

Ceci explique l’apparition de modules de formation très orientés coaching, que ce soit pour la gestion de conflits avec des applications de PNL, ou de CNV (Communication Non Violente) entre autres. Le leadership avec la méthode « The human Element » de Schutz se développe aussi en mode projet.

D’un autre côté, le client veut davantage de « sur-mesure », de la proximité, du suivi dans la durée. La bonne parole tombée du ciel et oublié au premier TGV de retour du consultant/formateur n’a plus le vent en poupe.

Enfin, dernières évolutions constatées : les PME se mettent au management de projet, avec un vrai besoin de proximité, de souplesse, d’adaptabilité. On constate également une montée en puissance du fonctionnement transverse sous la forme de plateformes ou de réseaux au sein des entreprises. Et enfin une demande en forte hausse en Afrique du Nord et Afrique centrale.

En résumé, le marché du management de projet, c’est aujourd’hui 3 mots clés : proximité, sur-mesure, couverture.

L’atout des indépendants
Face à cette évolution, les consultants formateurs indépendants ont une carte à jouer. Mais pas seuls !

Car s’ils savent jouer la carte de la proximité, et celle du sur-mesure dans bien des cas, cela ne suffit plus. Il faut savoir aujourd’hui répondre à un besoin large pouvant combiner un part de conseil, de la formation aux fondamentaux, de la gestion de conflits ou de la médiation, et aussi du coaching de chef de projet ou d’équipe projet. En Français, en anglais, souvent avec des acteurs projets sur plusieurs continents.

Or, seul, sauf à se fourvoyer sur ses propres capacités, ce n’est pas possible pour une seule personne. Les grands organismes de formation ou de conseil ont les compétences en interne, mais avec une force de frappe peu adaptée au sur-mesure et à la proximité. Sans même parler du suivi dans la durée de ces organismes.

Il y a donc une vraie carte à jouer pour les indépendants. C’est ma conviction profonde. Le réseau de consultants à un avenir à condition de le faire intelligemment.

Les solitaires souffriront! En général, et plus particulièrement en management de projet qui est un domaine moins lucratif que le management tout court. Et je ne parle même pas des barrières de plus en plus fortes pour se faire référencer chez un client, du durcissement probable de la prise en charge d’une formation dans le plan de formation etc…

Par contre, créer un réseau permet de répondre aux besoins des clients, avec une vraie proximité du « local » tissant une relation de confiance avec son client, et allant chercher dans le réseau les compétences lui manquant. Sans renier pour autant son statut d’indépendant, donc sans perdre ses forces.

Et là, oui, un réseau de pro qui fonctionne, c’est une vraie alternative crédible, forte, souple. Avec quelques beaux coups possibles.

La seule condition à remplir est d’arriver à faire fonctionner ce réseau. Pour des indépendants, cela peut sembler un contre-emploi. C’est sans doute vrai pour bien des profils de free-lances. Mais ne sommes-nous pas des pros du mode projet en particulier, du fonctionnement en mode non hiérarchique en général !!

Si nous, nous n’y parvenons pas, qui le pourra ?

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